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« Le nouveau nucléaire est pertinent du point de vue économique » (Guillaume Bouyt, DGEC)

News Tank Energies - Paris - Actualité n°267365 - Publié le 13/10/2022 à 16:00
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Centrale du Tricastin (Drôme) - ©  News Tank

« Même dans les cas où il serait coûteux, le concours du nucléaire est utile, prudent et nécessaire pour atteindre les objectifs climatiques de 2050. RTE Gestionnaire du réseau de transport d'électricité français.- 106 874 km de lignes électriques• Création : 2000• Actionnariat : EDF (50,1 %), CDC (29,9 %) et CNP Assurances (20 %)• Missions :… montre que le coût du futur système électrique est maîtrisable, et que le nouveau nucléaire est pertinent du point de vue économique », déclare Guillaume Bouyt, sous-directeur de l’industrie nucléaire à la Direction générale de l’énergie et du climat La direction générale de l’énergie et du climat a pour mission d’élaborer et de mettre en œuvre la politique relative à l’énergie, aux matières premières énergétiques ainsi qu’à la lutte contre le… , lors d’une table ronde sur la compétitivité de l’électricité nucléaire organisée dans le cadre du colloque de la Sfen Société française d’énergie nucléaire• Création : 1973- Association loi 1901• Mission : développer les connaissances de toutes celles et ceux qui s’intéressent à l’énergie nucléaire• Membres : 3 600… sur les enjeux économiques du nucléaire le 13/10/2022. « Parmi nos scénarios de mix énergétique en 2050, ceux avec nucléaire et EnR Énergies renouvelables sont moins chers que ceux 100 % EnR, en incluant les coûts de flexibilité et de distribution », indique Olivier Houvenagel, directeur de l’économie du système électrique chez RTE. 

Les intervenants sont revenus sur les scénarios de mix énergétiques pour la France entre nucléaire et EnR, les enjeux du financement du parc de troisième génération, et le besoin de renouveler les compétences de la filière industrielle. 

« Nous avons dépassé la question des coûts cachés, et sommes tourné vers le futur, considérant le rôle du nucléaire dans la décarbonation, dans le cadre de concertations dans les prochains mois », déclare en introduction Michel Berthélemy, président de la section technique Économie et stratégie énergétique de la Sfen et modérateur de la table ronde.

« La France a un défi spécifique au-delà du déploiement des EnR : le renouvellement du parc nucléaire de seconde génération. Beaucoup de réacteurs seront à déclasser d’ici 2040-2050, ce qui doit être intégré aux réflexions sur le mix énergétique. En parallèle, la consommation électrique va augmenter de 35 % d’ici 2050 », déclare Olivier Houvenagel. 

« Nous ne pourrons pas relever les défis du renouvellement du parc nucléaire si l’on ne fait rien en termes de compétences, la filière a besoin de préparation », indique Cécile Arbouille, déléguée générale du Groupement des industriels français de l'énergie nucléaire.


« Un coût de financement bas du nouveau nucléaire est important pour le mix énergétique de 2050 » (Olivier Houvenagel, RTE)

  • « La France a un défi spécifique au-delà du déploiement des EnR : le renouvellement du parc nucléaire de seconde génération.  
    • L’essentiel du parc a été construit dans les années 1980, et beaucoup de réacteurs seront à déclasser d’ici 2040-2050, ce qui doit être intégré aux réflexions sur le mix énergétique.
  • En parallèle, la consommation électrique va augmenter de 35 % d’ici 2050 ;
    • L’enjeu est de se remettre dans une phase de croissance du système électrique, bien partie car on exportait de l’électricité jusqu’à cette année. 
  • RTE a établi six scénarios de mix énergétiques potentiels de la France à l’horizon 2050 :
    • Trois 100 % EnR avec différents types de déploiement, et trois avec nucléaire (EPR European Pressurized Reactor ) et différentes trajectoires. 
    • La trajectoire de référence établie à 645 TWh Térawatt-heure pourra être affectée par des choix de société : sobriété (555 TWh) ou réindustrialisation profonde (755 TWh) par exemple.
  • L’étude des coûts de production entre les scénarios, intégrant l’ensemble des coûts des infrastructures, indique que : 
    • Atteindre la neutralité en 2050 demande une inflexion du développement des EnR ;
    • Les scénarios sans nucléaire impliquent des rythmes de développement des EnR plus rapides que ceux des pays européens les plus dynamiques ; 
    • Les scénarios avec nucléaire sont moins chers si on rajoute les coûts de flexibilité (centrales thermiques au gaz ou H2 Hydrogène , stockage de l’électricité) ; 
    • Les coûts de distribution sont également plus élevés dans les scénarios 100 % EnR ; 
    • Concernant la question du stockage des déchets nucléaires, une variation importante des coûts du projet Cigéo, Centre industriel de stockage géologique par exemple, fait assez peu varier l’analyse économique d’ensemble ; 
    • Un coût de financement bas pour le nouveau nucléaire est cependant important dans l’analyse économique. 
  • La priorité est de sortir des énergies fossiles pour réduire les coûts du système électrique. »

Olivier Houvenagel, RTE

Futurs énergétiques 2050, Synthèse.   Publié le 13/10/2022 à 14:41
PDF - 7,04 Mo

« La puissance publique peut contribuer à sécuriser la filière nucléaire » (Guillaume Bouyt, DGEC Direction générale de l'énergie et du climat

  • « Le nouveau programme nucléaire reposant sur les EPR 2 s’inscrit dans le contexte du changement climatique et de la croissance volontariste de la production d’électricité. 
    • Mais il présente un intérêt redoublé par de nouvelles questions posées par la conjoncture actuelle : la disponibilité de l’énergie n’est pas illimitée ; elle repose sur un secteur industriel et la disponibilité de moyens suffisants ; quid de la possibilité d’accéder à l’énergie à un prix raisonnable pour tous les concitoyens.
    • Même dans les cas où il serait coûteux, le concours du nucléaire est utile, prudent et nécessaire pour atteindre les objectifs climatiques de 2050. RTE montre que le coût du futur système électrique est maîtrisable, et que le nouveau nucléaire est pertinent du point de vue économique. 
    • Même en situation de stress de financement, les solutions nucléaires restent compétitives. La majorité des investissements se concentrent au moment de la construction.
    • La puissance publique, par régulation et financement, peut participer à le sécuriser.
  • La compétitivité du nouveau nucléaire est aussi l’affaire de la filière dans son ensemble, et dépendra de l’efficacité des chantiers de construction.
  • Il faut :
    • L’organisation de gestion de projet doit se mettre en œuvre, chapeautée par l’État;
    • La reconstitution d’un socle de compétences solides dans toute la filière ;
    • Les effets de série nous serons favorables, il faudrait profiter du chaînage avec les EPR britannique pour optimiser la gestion des ressources et les retours d’expérience.
  • Aujourd’hui la production nucléaire représente 70 % du mix électrique, on se trouve à un moment charnière, il y aura une bascule entre le nucléaire actuel et futur en fonction des décisions prises après les consultations.  
  • Les SMR Small Modular Reactor sont un point à préciser industriellement, il n’y a pas encore d’étude sur leur place dans le mix énergétique français, l’objectif est d’abord à l’export. » 

Guillaume Bouyt, DGEC

« Mettre en œuvre les conditions nécessaires pour avoir les bonnes personnes au bon moment » (Cécile Arbouille, Gifen Groupement des industriels français de l'énergie nucléaire

  • « La filière du nucléaire s’est auto-saisie de l’enjeu du renouveau de ses compétences, pour créer le Gifen en 2018, mené par EDF Producteur et distributeur d’électricité français.• Activités :- Production d’électricité- Transport et distribution- Fourniture d’énergie- Optimisation et trading• Création : 1946• Actionnariat … , Orano Opérateur international dans le domaine des matières nucléaires• Création : 2001 (Areva) / 2018 (Orano)• Activités :- Activités minières (exploration, production et commercialisation d’uranium)… et Framatome Acteur international de l'énergie nucléaire, fournisseur d’équipements, de services et de combustibles.• Activités :- base installée (services de maintenance et d’ingénierie pour les installations… , avec aujourd’hui 400 adhérents.
    • La filière compte 3 200 entreprises techniques diversifiées, avec un chiffre d’affaires dans le nucléaire de 20 %. Nous profitons ainsi du partage de compétences et des retours d’expériences d’autres filières industrielles comme l’aéronautique.
  • Pour répondre au défi du renouvellement, nous avons lancé le programme Match, qui vise à anticiper et faire coïncider sur dix ans les besoins des grands donneurs d’ordres et en parallèle les ressources dont dispose la filière nucléaire.  
    • On ne pourra pas relever ces défis si l’on ne fait rien en termes de compétences, la filière a besoin de préparation.
    • Le programme Match met en œuvre les conditions nécessaires pour avoir les bonnes personnes au bon moment, et il sera réajusté en permanence.  
  • Sujet de l’attractivité des métiers : nous avons de plus en plus de mal à attirer les jeunes dans les métiers techniques.
    • Les industriels, les syndicats comme nous et les pouvoirs publics, par exemple via le programme Edec Engagement développement et compétences du ministère du Travail, doivent tous prendre leur part dans cet objectif.
    • Revaloriser l’éducation à la technique, aux mathématiques, donner à voir ce que sont ces métiers industriels.
    • Sujet également de féminisation : avec très peu de femmes dans la filière aujourd’hui, on se prive de la moitié du potentiel humain.
    • La question se pose pour chaque métier, il faut voir s’il est pertinent de redévelopper une filière de formation. »

Cécile Arbouille, Gifen

 

Sfen

Société française d’énergie nucléaire
Création : 1973
- Association loi 1901
Mission : développer les connaissances de toutes celles et ceux qui s’intéressent à l’énergie nucléaire
Membres : 3 600 professionnels ingénieurs, techniciens, chimistes, médecins, professeurs, et étudiants, des sites industriels et des organismes de recherche nucléaire français
Président : Philippe Stohr
Déléguée générale  : Valérie Faudon
Contact : Chloé Chetrit, chargée de communication
Tel : 01 53 58 32 10


Catégorie : Associations


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Fiche n° 13423, créée le 03/05/2022 à 17:02 - MàJ le 03/05/2022 à 17:09

RTE

Gestionnaire du réseau de transport d'électricité français.
- 106 874 km de lignes électriques
Création : 2000
Actionnariat : EDF (50,1 %), CDC (29,9 %) et CNP Assurances (20 %)
Missions :
- Assurer à tous, en France et en Europe, l’accès à une alimentation électrique économique, sûre et propre
- Réussir la transition énergétique en accueillant les énergies renouvelables et optimiser leur contribution, tout en éclairant les décisions publiques ;
- Favoriser le développement du tissu industriel des territoires et participer à la compétitivité des entreprises françaises.
Chiffre d’affaires : 5,2 Md€ (2021)
Employés : 9 397 (2021)
Président du directoire : Xavier Piechaczyk, depuis septembre 2020
Secrétaire générale :
Séverine Larere
Contact : Renaud Czarnes, directeur général adjoint en charge de la communication
Tel : 01 79 24 80 00


Catégorie : Producteur & Fournisseur


Adresse du siège

Immeuble WINDOW
7C, Place du Dôme
92073 Paris la defense Cedex France


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Fiche n° 13154, créée le 03/03/2022 à 11:28 - MàJ le 18/10/2022 à 08:53

Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC)

La direction générale de l’énergie et du climat a pour mission d’élaborer et de mettre en œuvre la politique relative à l’énergie, aux matières premières énergétiques ainsi qu’à la lutte contre le réchauffement climatique et la pollution atmosphérique.
- Direction rattachée au ministère de la Transition énergétique et au ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires
Création : 2008
• La DGEC comprend :
- La direction de l’énergie
- Le service du climat et de l’efficacité énergétique
- La sous-direction des affaires générale et de la synthèse
- Une mission « Hydrogène » est rattachée au directeur général.
Directeur : Laurent Michel, depuis décembre 2012
Directrice de l’énergie : Sophie Mourlon, depuis septembre 2019
Chef du service climat et efficacité énergétique : Olivier David, depuis août 2018
Mission Hydrogène : Lionel Prévors
Contact : Pierre Fontaine, conseiller du directeur général de la DGEC
Tel : 01 40 81 21 22


Catégorie : Etat
Entité(s) affiliée(s) : Conseil supérieur de l'énergie


Adresse du siège

Tour Séquoia
1 place Carpeaux
92800 Puteaux France


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Fiche n° 13156, créée le 04/03/2022 à 10:25 - MàJ le 02/06/2022 à 15:54

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Centrale du Tricastin (Drôme) - ©  News Tank